Searching for food stories / À la recherche d’histoires culinaires

By Grace Evans

I’ve been stuck on the idea that I don’t have a strong food heritage for a while now. One of my favorite ideas from Slow Food is the honoring of food traditions and heritage, and of using food as a way of social connection. I’ve been searching for stories and collecting scraps of food memories but coming up short.

My family doesn’t have recipes that have been handed down from generation to generation. My brother and I fondly remember the cookie jar at Grandma and Grandpa’s, always full of store-bought cookies: Oreo, Maple Cream, Dad’s Oatmeal cookies still in their plastic wrappers. Other than the cookie jar, Grandpa and Grandma’s house was home to a big glass jar full of white mints, pudding cups, cans of mandarin oranges, cups of sugary tea and Sugar Crisp cereal. That can’t be all my grandparents ate, could it? I only remember sugar. Visiting was like stepping into a sugar-slicked fever dream. We loved it.

Now that we’re all proficient in the kitchen, my mom doesn’t cook, preferring instead to eat in sudden bursts of snacks all night. I’ve known my mother to subsist entirely on graham crackers and grapes for days at a time, or eat white bread tuna sandwiches with a glass of milk every night for a week. It isn’t a criticism of her eating habits – it’s just that I’ve been searching for stories. There isn’t a well-worn cookbook tucked away with tried and treasured recipes, or grand food traditions repeated every year. It isn’t enough for me to just eat with my family and friends – I want to share stories and express my love for them through food.

But we have spaghetti sauce. We have a very simple, large batch one pot spaghetti sauce – for it is pretty much only ever eaten on spaghetti noodles – passed down from my grandmother. It is exactly what it’s supposed to be, as a family recipe – it is not fussy, mostly in the technique, and it tastes better when my mom makes it. I remember coming home from school growing up, through the garage door, and smelling the sauce bubbling on the stove and I would feel quietly smug because it was my favorite dinner, so my mom must have been making it just for me.

And if there is a way that my immediate family expresses love for one another, it is through Hot Fudge Monday. A recipe from the Looneyspoon series, it is made often at my mom’s house. It is simple, sludgy and sticky, perfect for cold nights, or for being sick or sad. Most of the time that my mom, brother, sister or I prepare a hot pan of pudding cake, it is because we are taking care of one another.

Recently I was invited to a Day of the Dead dinner party where guests were invited to share a dish that reminded them of someone that had passed. After much deliberation I brought my Grandma’s favorite, maple crème cookies, but I made them myself. I made buttery dough, cut out ¼-inch maple leaves and once they were baked pressed them together with maple buttercream frosting sandwiched between them. A new recipe for our repertoire: Grandma Colliene’s Favourite Maple Cookies.

I’m beginning to realize that food heritage might not always be as romantic as an elderly female relative teaching life lessons over pastry. And in my quest to live and eat slower – more mindfully and consciously, I can modify old traditions and favorites as well as start new ones.

 

*** 

Par Grace Evans

Depuis un bout de temps, je ne peux m’arrêter de penser au fait que je n’ai pas la chance d’avoir un fort héritage culinaire. L’un de mes concepts favoris de Slow Food est l’idée d’honorer les traditions culinaires, et de considérer la nourriture comme un véhicule de socialisation. J’ai beau avoir cherché des histoires et des bouts de souvenirs reliés à la nourriture, mais j’en ai trouvé bien peu.

Il n’y a pas de recettes passées de génération en génération dans ma famille. Mon frère et moi nous rappelons de la jarre à biscuits chez Grand-maman et Grand-papa, toujours bien remplie de biscuits du commerce : Oreo, Feuille d’érable, et les biscuits à l’avoine Dad’s dans leurs emballages de plastique. En plus de la jarre à biscuits, Grand-maman et Grand-papa possédaient un grand bocal rempli de menthes, de poudings, de mandarines en canne, de thé sucré et de céréales Sugar Crisp. Mes grands-parents ne mangeaient sûrement pas que cela, non? Je ne me souviens que du sucre. Les visiter signifiait gagner une entrée pour le paradis du sucre. Nous adorions cela.

Maintenant que nous sommes tous capables de cuisiner, ma mère ne cuisine plus, et préfère grignoter toute la soirée. Je me rappelle voir ma mère se nourrir exclusivement de biscuits Graham et de raisins pendant plusieurs jours, ou de manger chaque soir de la semaine un sandwich au thon avec un verre de lait. Je ne critique pas ses habitudes alimentaires, je ne fais que chercher des histoires. Nous n’avons pas de livre de recettes usé regorgeant de classiques qui nous sont chers; nous n’avons pas non plus de grandes traditions culinaires que nous répétons chaque année. Mais cela ne me suffit pas de simplement « manger » avec ma famille et mes amis. J’ai besoin de partager mes histoires et d’exprimer mon amour pour eux à travers la nourriture.

 Mais nous avons une recette de sauce à spaghetti. Une recette très simple, qui se fait dans un seul chaudron et que nous mangeons sur de simples nouilles blanches, qui vient de ma grand-mère. C’est exactement ce que devrait être une recette familiale : elle est simple, et elle goûte toujours meilleur quand c’est ma mère qui la fait. Je me rappelle sentir l’odeur de la sauce qui cuit en rentrant de l’école, à travers la porte de garage. Soudainement je me sentais importante; puisque c’était mon repas préféré, ma mère l’avait sûrement cuisiné spécialement pour moi.

Et s’il y a bien une manière dont les membres de ma famille immédiate expriment leur amour l’un pour l’autre, c’est par les lundis du « fudge chaud ». C’est une recette qui vient de la série « Looneyspoons » que nous faisons souvent chez ma mère. Un fudge tout simple, fondant et collant, parfait pour les soirées froides ou lorsqu’on est malade, ou triste. Lorsque ma mère, mon frère, ma sœur ou moi en préparons une chaudrée, c’est pour prendre soin de l’un d’entre nous.

 Récemment, j’ai été invitée à un souper du jour des Morts où chaque invité devait apporter un plat qui leur rappelait un être cher décédé. Après mûre réflexion, j’ai opté pour les biscuits préférés de ma grand-mère, les Feuilles d’érable, que j’ai moi-même cuisinés. J’ai préparé ma pâte et y ai coupé des formes de feuilles d’érable de ¼ de pouce d’épaisseur. Une fois les biscuits cuits, j’ai étendu de la crème au beurre à l’érable sur la moitié d’entre eux et posé un autre biscuit sur le dessus. Voilà, j’avais créé une nouvelle recette pour notre répertoire : les biscuits favoris de Grand-maman Colliene.

Je commence à me rendre compte que l’héritage culinaire n’est pas toujours aussi romantique que l’idée de la vieille dame qui donne des leçons de vie aux plus jeunes en train de faire des pâtisseries. Dans ma quête de vivre et de manger plus lentement, plus attentivement et plus consciemment, je peux modifier les traditions et, pourquoi pas, en commencer de nouvelles.

Comments

  1. says

    The Food Before The Fork

    I am a farmer raising a heritage breed, the Large Black Pig, in the Ottawa area. I have supplied pork to Slow Food dinners in the past and have some fans in the old Ottawa/Gatineau convivium.

    This winter has hit us hard and I have initiated a funding campaign to help get us through:
    http://igg.me/at/save-the-large-black-pig/x/5927367

    Please, if there is any way that you can share this with your members, I would be eternally grateful!

    Regards,
    Barbara Schaefer

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